Un jour, tout contre moi, aux creux de mes bras, j'ai tenu une Amie.
Dans un silence profond, j'ai écouté ce que ses larmes me racontaient.
Sans aucun mot pour briser le silence, j'ai continué à la serrer.
Tout doucement, puis plus fort, jusqu'au moment où mon coeur s'est sérré.
Il faisait moche, un été raté comme on en connait si souvent.
Le vent ne soufflait pas, les feuilles ne tombaient pas, les oiseaux s'étaient tus.
La Nature elle même semblait pleurer avec mon Amie.
Je lui tenais la main pour lui donner la force. Elle l'a prise.
L'amitié parfois ce n'est que du silence et une présence.
Une présence chaleureuse et compréhensive. Les mots en font trop.
Je n'ai su bien que plus tard la cause de sa tristesse. Mais je sais aussi que ce jour là, je n'aurais pu mieux faire qu'être là. Je me souviens de ce jour avec précision. Les moindres souffles, un cadre presque idyllique sauf que là étaient deux amis et rien d'autre.
Parce que l'amitié termine en amour. Et rarement l'amour termine en amitié. Ce n'est pas vrai. Et pourtant ça peut l'être. Je l'ai aimé à ma manière. A la manière d'un ami toujours près à être là.
*Surtout si c'était pour manger un kebab*
C'est souvent dans les moments où on est seul que des moments arrivent ainsi.
Sans queue ni tête, ils apparaissent sans crier garde et on se retrouve avec des souvenirs qui font rire, et pour certains pleurer.
Comme le jour où Romain et moi étions allés au ciné. Le coca c'est renversé sur Romain. Toujours lui, il atteind le seuil de l'extrème connerie.
Il rageait mais au lieu de plomber l'humeur, il a juste dit: " Diantre, je suis le premier a pissé noir"
Ou bien le jour où mon ex m'a dit qu'elle m'avait trompé avec mon meilleur ami à l'époque.
Ce fut comme un coup de poignard acéré qui rentrait à petit coup lent dans mon coeur.
Un vif ecoeurement remontant mon oesophage le brûlant. Ou bien juste des larmes qui s'écoulaient le long de mes joues, un coeur qui à l'intérieur s'ébréchait petit à petit, morceau par morceau, résonant dans mes oreilles. Et les larmes coulaient, coulaient de désespoir, de mal, de trahison, d'amour fou.
Aujourd'hui mon coeur se serre pour toutes ses choses passées. Elles sont du passé et que ça. Des fantômes qui reviennent pour nous rappeller ce que nous fûmes et ce que nous sommes aujourd'hui. *un grand coooooooon*
Je ne sais pas qui je suis, où je vais. Mais je sais qui parcourt ce chemin avec moi.